Les News du LAB octobre 2008

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Edito : Romain_Durand Solvabilité 2
La directive à venir Solvabilité 2 est un sujet important pour les assureurs et alimente une chronique fournie. Le sujet intéresse aujourd'hui avant tout les actuaires et les financiers, et les discussions tournent principalement autour des chiffres et des modèles. Et c'est bien normal dans la mesure où l'appréciation de la solvabilité est d'abord une affaire de bilan. Mais Solvabilité 2 ajoute à ce premier pilier, un deuxième portant sur le contrôle et les modèles et un troisième sur la communication externe. Le deuxième pilier trouve sa justification dans la nécessité d'avoir des chiffres et des modèles valides. Le troisième établit une sorte de vérification " ultime " par les communications au marché. Ce dispositif aura t il des impacts dans la pratique du marketing et du développement de produits ? Je peux l'imaginer du fait des nouvelles caractéristiques des calculs de solvabilité.
1- Solvabilité 2 repose sur une analyse plus fine des risques et donc des produits.
A l'appréciation " forfaitaire " de la solvabilité, sur la base d'un pourcentage des provisions, des primes ou des capitaux sous risques, solvabilité 2 substitue une approche plus différenciée, basée sur les risques. Ces risques sont au nombre de quatre : risque de marché (sur les actifs), de souscription, de contrepartie, opérationnel. La quantité de capital nécessaire, et partant la profitabilité des produits, dépend directement de leur " profil de risque " dans solvabilité 2. Ces analyses, déjà pratiquées dans de nombreuses entreprises, vont se généraliser. Le " profil de risque " pèsera dans le choix des produits à développer.
2- Solvabilité 2 induit une volatilité plus forte et un ajustement des tarifs plus rapide.
Il ne s'agit pas d'une conséquence directe des calculs de solvabilité mais plutôt de l'utilisation dans solvabilité 2 d'une approche comptable de type " fair value " (ou juste valeur). Cette approche rendra les évaluations plus volatiles qu'elles ne sont actuellement. Qui dit volatilité accrue des résultats, dit aussi nécessité d'adaptation des tarifs plus rapides et variations tarifaires de plus forte amplitude. Le modèle très amorti des mouvements de tarifs que nous connaissons pourrait laisser la place à un modèle plus proche de celui du marché anglais.
3- Solvabilité 2 intègre des effets de diversification entre branches qui peuvent impacter la " gamme produit " .
Solvabilité 1 ne tenait pas compte des rapports entre branches d'activité. La solvabilité totale était le total des solvabilités. Pour solvabilité 2 il existe une corrélation entre les branches d'assurance : la solvabilité totale n'est pas la somme de chaque solvabilité. Certaines combinaisons de branches/produits seront en conséquence plus intéressantes par l'augmentation de l'effet de diversification. Cet élément interviendra dans la gestion de la " gamme produit " .
Il n'est pas simple aujourd'hui de réaliser toutes les conséquences que pourra avoir Solvabilité 2 sur le développement des produits. Je vous ai signalé les plus évidentes, d'autres existent sans doute. Solvabilité 2 n'est pas qu'une affaire d'actuaires et de financiers, c'est l'affaire de tous dans les compagnies.
Romain DURAND - Membre du Comité Prospective du LAB

La Diversité des Stratégies Low Cost

Après avoir séduit les secteurs de l'Alimentation, du Tourisme, de l'Automobile, le Low Cost a séduit les Assureurs et les bientôt les Banques. Cependant il n'existe pas une stratégie univoque pour mettre en place le Low Cost ou pour y répondre. C'est ce que démontrera la matinée d'échanges d'expériences du 16 octobre. Il est encore temps de vous inscrire - cliquez ici

Quelques réflexions sur les Métiers de l'Indemnisation

Au 31 décembre 2006, les salariés des entreprises de la FFSA et du GEMA étaient 143800 personnes.
Le métier de l'indemnisation représentait 26 054 personnes.
Il s'agit de la deuxième famille professionnelle en nombre après les commerciaux.
Le métier de l'indemnisation est extrêmement féminisé 72,7% de femmes contre 58% sur l'ensemble de la population avec un âge moyen supérieur 43,4 ans contre 41,8 ans.
Le taux d'encadrement est de 28,2% contre 39,1% sur l'ensemble de l'assurance.
Les nouveaux entrants (moins d'un an) sont des femmes : 76,2%, accroissant cette tendance déjà fortement marquée.
Sur le plan démographique, on constate deux phénomènes : un maintien dans l'emploi jusqu'à 60 ans des 45 ans et plus avec des sorties massives à partir de 2010-2012, et une embauche importante des moins de 30 ans sur les plates-formes.
Elle est l'une des plus touchées par le poids des sorties. Une réflexion sur l'employabilité des 45 ans et plus, doit être menée à partir du triptyque "emploi-formation-mobilité". Dans le cadre du développement des plates-formes , elle fait simultanément l'objet d'embauches importantes au niveau Bac+2, massivement féminines. Ce recrutement "uniforme" peut avoir des conséquences sociales à terme, avec des risques de démotivation et/ou de turn-over accrus par les conditions de travail.
Sur le plan organisationnel, la famille Gestion de contrats est la plus affectée par le processus d'industrialisation lié aux technologies et par les gains de productivité. Cela s'est traduit par la généralisation des plates-formes de services. Cette révolution du front-office est aussi au cœur du débat sur l'externalisation et la délocalisation des emplois.
Sur le plan du positionnement de l'indemnisation dans la chaîne d'activités et dans la relation client, les gestionnaires de sinistres sont en première ligne pour l'amélioration de l'image de l'assurance.
Dans le contexte actuel, la qualité de service est sans doute "le" facteur de compétitivité le plus discriminant pour distinguer les différents acteurs du marché.
Ainsi, l'indemnisation devient un acte commercial à part entière.
Et demain ? Le développement d'Internet, la montée des services ne seront pas sans conséquence sur l'évolution des métiers de l'indemnisation. Il s'agit là d'enjeux forts ; gageons que les professionnels de ces métiers sauront encore une fois y répondre. Gérard Lobjeois, Secrétaire Général - Observatoire de l'Evolution des Métiers de l'Assurance et membre du Comité Prospective du LAB

Développer l'innovation en entreprise en agissant sur les structures ou les comportements ?

Les échanges de la matinée du LAB le 25 septembre dernier laissent penser que :
-- la modification des attitudes dans le sens de l'innovation est souvent de courte durée ; la personne de retour de formation ou d'un épisode créatif se retrouve dans son environnement habituel avec les attentes de rôle des collègues/collaborateurs qui eux n'ont pas changé et le poids des routines et habitudes;
-- en revanche si un changement de structure dans le sens de nouveaux usages, de plus d'autonomie, de plus d'appel à l'imagination peut laisser sur la berge certains profils, c'est aussi l'opportunité pour d'autres de révéler, voire de se révéler à eux-mêmes des ressources méconnues ou sous-estimées car comme disait Pascal : " faîtes semblant de croire et la grâce de croire nous sera donnée de surcroît "
Les membres du LAB poursuivent leur réflexions dans le cadre du Centre Innovation (cliquez ici)

"L'assurance est la forme légale du racket"

Ces paroles provocatrices émanent d'un parrain... celui de la nouvelle promotion du CHEA !
Face à un auditorium comble ce 2 septembre dernier, Jacques ATTALI a, avec le talent qu'on lui connaît, rappelé ce qu'était pour lui la place de l'assurance dans le monde moderne.
Seulement deux modèles politiques et deux modèles économiques existent : la démocratie et la dictature dans un cas, l'économie dirigée et l'économie de marché dans l'autre.
Le modèle dominant tend à devenir l'économie de marché et donc la démocratie, tant la dictature s'accommode mal du libéralisme économique et de la mondialisation du pouvoir décisionnel. Mais toute démocratie - toujours selon l'Auteur- aboutit à la précarisation de part ses valeurs mêmes (individualisme, chacun pour soi...)
Dans cet univers, seule l'Assurance – quelle soit étatique ou privée- est en mesure de socialiser le risque, voire d'imposer des règles et agir sur les comportements (prévention, modération, modification des consommations...).
De la à la comparer au racket, nous laisserons à l'intellectuel la responsabilité de ses propos...
Christian PARMENTIER, Associé-gérant du LAB

Les prochains événements - octobre & novembre

- 7 oct. : Adetem BFA Evolution de la fonction Marketing en BFA
- 9 oct. : Formation Dépendance Les attentes des clients et de leur entourage en matière d'Assurance Dépendance en partenariat avec l'Institut SilverLife
- 13 & 14 oct. : Formation Découvrir le marché des Assurances Collectives
- 16 oct. : Conférence Les différents Mix d'une stratégie Low Cost
- 23 & 24 oct. : Formation Généraliser les Meilleures Pratiques dans les réseaux Commerciaux d'Assurance

- 13 nov. : Conférence Les Stratégies d'offres - vers une vraie différenciation
- 17 & 18 nov. : Formation Optimiser le Marketing et la Stratégie de Distribution en Assurances Collectives
- 18 nov. : Conférence Cercle Assurance : e-assurance réalités et perspectives en partenariat avec Orange Business Services
- 20 nov. : Formation Dépendance : perspectives, l'impact du financement public et du 5ème risque en partenariat avec l'Institut SilverLife
- 24,25 & 26 nov. : Formation Le Marketing Direct Multicanal dans l'Assurance

- Les évènements de l'Institut Silverlife

Cliquez sur le titre de la session ou retrouvez toutes les conférences ici et formations 2008-2009 ici

Un nouveau Groupe de Travail va commencer
" Intégrer Internet à la Relation Client en Assurance et Services Financiers "

Il débutera ses travaux le 19 novembre 2008 et les poursuivra à raison d'une réunion de 3 heures toutes les 3 semaines jusqu'à fin mars. Ce groupe de travail traitera de l'intégration d'Internet dans la Relation Client aussi bien lors de la vente que lors des prestations. Pour plus de renseignements cliquez ici.

La vie des Clubs : 6 clubs et bientôt un 7e

Au 1er octobre, le LAB compte 6 clubs qui se réunissent régulièrement :
- Club des Directeurs Marketing et Commerciaux
- Club des e-assureurs
- Club DRH
- Club des Directeurs des Sinistres Dommages
- Club Lab Communication
- Club des Juristes
Bientôt sera lancé le Club Développement Durable
La participation à ces clubs est réservée aux membres du Cercle Lab. Elle est gratuite ou soumise aux simples frais de participation (ex. déjeuner) s'il y a lieu.
Vous souhaitez en savoir plus et comment participer : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Partenariat Belge

Le LAB et le Club IMMC (Insurance Management & Marketing Club) de Bruxelles ont conclu un partenariat permettant aux marketers d'Outre-Quiévrain de bénéficier de leur condition de membres IMMC auprès du LAB.
Ce premier échange ouvre la voie de collaborations transfrontières entre professionnels du même secteur.
A noter que la prochaine réunion du Club IMMC se tiendra à Grimbergen (eh oui !) le 23 octobre sur le thème : Demain l'Assurance, préparer 2020

Les membres du LAB

Le nombre de sociétés membres du LAB s'accroît continuellement.
Ainsi, l'ensemble des collaborateurs de ces entreprises peuvent bénéficier de l'espace d'échanges qu'est le Cercle Lab à des conditions privilégiées (50% de réduction), ainsi qu'aux échanges qui leurs sont réservés comme le Centre Innovation qui se réunit chaque trimestre pour analyser un cas d'innovation du secteur.
Les membres entreprises au 1er octobre 2008 : AG2R La Mondiale Direct, AIG ME, APRIL Assurances, CNP Assurances, FORTIS Assurances, MAAF, MACSF, MAIF, MMA, NATIXIS Assurances, PACIFICA, PREVADIES, QUATREM.

Nominations

> La Mutuelle Générale-MG n'en finit pas de recruter des " pointures " dans le cadre de sa politique d'ouverture au marché. C'est maintenant Marie-Hélène PEJOINE qui vient de prendre la responsabilité du Marketing Stratégique après avoir piloté pendant plusieurs années le Marketing du Courtier Verspieren Assurances.

> Passant des Collectives à l'Assistance où elle avait " dopé " le marketing opérationnel, comme elle avait su le faire pour le lancement de la Banque AGF, Dominique BARREAU a abandonné les AGF pour AXA Assistance dont elle prend la Direction du Marketing.

> Quant à Jean-Michel COURTANT, en sens inverse, il a quitté la Direction du Développement et des Partenariats d'AXA Assistance pour la Direction Développement et Marketing de GENERALI L'EQUITE qui saura ainsi profiter pleinement de ses capacités d'innovation et de développeur.

Les Partenaires

Le LAB

92 avenue du Général Leclerc
92100 Boulogne Billancourt
Métro : Billancourt (ligne 9), sortie rue de Silly
Email : contact@cerclelab.com
Tel : 01 41 10 98 15
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