| Synthèse Prévention Assurances de Personnes |
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LA PREVENTION EN ASSURANCES DE PERSONNES Conférence LAB du 3 octobre 2006 La prévention dans le domaine des assurances de personnes est devenue un leitmotiv et la communication des assureurs l’utilise largement comme éléments de différenciation et de réponse aux souhaits des clients. Cependant, l’essor des actes de prévention rencontre de nombreux freins : - de la part des Pouvoirs Publics d’abord comme cela a été illustré dans le cadre de la Loi Douste-Blazy : médecin traitant non clairement mandaté pour la prévention, liste des actes de prévention remboursés sans intérêt réel car déjà pratiqués par les acteurs de la santé… - en provenance des organisations professionnelles de la santé. L’exemple de l’action de dépistage du cancer du colon par Groupama est à ce titre éloquent puisque la pression du corps médical l’a stoppé ; ceci malgré des résultats probants. - L’absence de modèle économique pour les acteurs de la prévention - L’apparition de « services achats » dans les grandes entreprises, qui raisonnent souvent uniquement en terme de tarif. Pour autant, la Prévention est devenue incontournable, ne serait-ce que du fait du vieillissement de la population. Les clients sont généralement favorables à cette démarche de prévention ; ainsi, Santéclair enregistre un taux d’acceptation de plus de 99,9 % sur la détection du glaucome. En revanche, si l’attitude des chefs d’entreprises a fortement évolué en 5 ans, certains demeurent réfractaires à l’idée d’installer un système de prévention dans l’entreprise. Inutile donc de perdre du temps commercial auprès de ces patrons lorsqu’on arrive à les identifier.Il n’est jamais très aisé de démontrer le ROI d’une action de prévention. Néanmoins, les expériences réalisées établissent clairement des gains de l’ordre de 20% sur les indemnisations, tant pour les Régimes Obligatoires que pour l’assureur complémentaire (dépistage du glaucome, du cancer du colon, travail sur le stress, aide à la réinsertion au travail…). Alors comment expliquer la frilosité de nos actuaires qui semble refuser toute anticipation des gains par la mise en place de la prévention ? Sans doute a-t-on besoin à un moment -comme cela s’est vu en l’assurance automobile- d’un franc-tireur qui entraîne finalement le marché avec lui ! En tout état de cause, comme cela était rappelé lors de la précédente conférence du LAB le 21 septembre 2006, l’image de la profession, trop fortement marquée par son aspect purement financier a besoin de faire connaître ces prestations de prévention qui contribueront au développement de valeurs plus citoyennes. |
