Edito : Chacun s'interroge sur la portée et la durée de la crise économique mondiale. Les assureurs anticipent à la fois une remontée des primes en raison d'une capacité financière plus chère ainsi qu'une augmentation mécanique de la sinistralité de fréquence en période de croissance faible ou négative.
Mais en réalité ne convient-il pas aussi d'évaluer la portée éventuelle des modifications de comportements d'achats d'assurance : l'attrait de la micro assurance, la volatilité des assurés qui hésitent moins à changer d'assureur dans le contexte d'une méfiance généralisée envers les institutions financières, la recherche de garanties plus ajustées au risque réel perçu montrent, entre autres, une probable mutation des attentes des clients. Quelle sera la place des services dans ce panorama, quelles obligations de gouvernance et de transparence ?
L'autre axe c'est l'émergence de l'importance des risques environnementaux, du risque crédit et du risque juridique et règlementaire avant de voir sans doute apparaître les risques liés à la recomposition des chaînes de production. En effet la croissance des derniers dix ans a durablement modifié les interdépendances entre les acteurs économiques. Cette interdépendance en période de crise est facteur de risques nouveaux qui touchent autant les consommateurs que les relations financières des opérateurs entre eux.
L'innovation est généralement portée par la volonté de conquérir de nouveaux marchés, de se différencier. Et si, dans ce contexte instable aujourd'hui, innover devenait une condition de survie ? Kadidja SINZ - Directrice Commerciale Europe Continentale Russie CIS - ACE Europe - Membre du Comité Prospective du LAB
Le développement durable et l'Assurance Grenelle de l'environnement, résultats des élections européennes du 7 juin dernier, prochain sommet international des Nations Unies sur le climat en décembre 2009 à Copenhague... L'écologie et le développement durable ont changé de nature, ils correspondent maintenant à des sentiments profonds et à des attentes fortes de la population, annonciateurs de transformations importantes de la Société.
Qu'en est-il pour les entreprises ? Un sondage IFOP-KPMG réalisé à l'occasion de L'Université de la Terre en octobre dernier auprès de dirigeants d'entreprises de plus de 200 salariés montrait que 84% d'entre eux déclaraient avoir pris des mesures en terme de développement durable et que, pour 98% d'entre eux, cela peut favoriser la croissance de l'entreprise. L'Assurance accompagne ce changement. En juin 2008 lors de la manifestation organisée par le LAB nous nous interrogions sur le rôle de l'Assurance en ce domaine et nous avions constaté que les offres d'assurances se mettaient au vert. Et depuis ? Les choses ont encore avancé dans de nombreuses sociétés et une charte du développement durable a été élaborée sous l'égide de l'AFA. Mais prenons bien garde de ne pas limiter le développement durable à la seule préservation de l'environnement !
Pour être durable le développement doit concilier trois aspects : l'efficacité économique, la préservation de l'environnement mais aussi l'équité sociale. Et, en période de crise, la demande d'équité sociale est de plus en plus forte et les enjeux sociaux sont importants.
La profession de l'Assurance, plus que beaucoup d'autres secteurs, est proche des enjeux sociaux du développement durable. Certains de ceux-ci comme la santé, la prise en compte du vieillissement, par exemple, sont au coeur même du métier de l'Assurance. De nouvelles initiatives voient le jour régulièrement en matière d'accès aux soins, d'aides à la personne...
Concernant l'accès aux offres d'assurances, des initiatives ont été prises, qu'il s'agisse de l'accès financier avec l'apparition d'offres low cost, de la micro assurance par exemple ou de l'accès physique à ces offres afin que tous, y compris les personnes handicapées et ce, quel que soit leur handicap, puissent bénéficier des services proposés par l'Assurance. Pour l'Assurance, le volet social du développement durable est tout aussi important que le volet environnemental. Et c'est un volet sur lequel, par son rôle social historique, l'Assurance se doit de montrer de nouvelles voies. (Pour en savoir plus, rendez-vous le 26 juin 2009 à la conférence du LAB - cliquez ici ) Robert PARDO, Directeur Associé - LAB
Solvency II : une opportunité d'innovation ? Les nouvelles réglementations sont souvent des aiguillons pour l'innovation : les acteurs de l'économie développent des trésors de créativité soit pour les contourner, soit pour en tirer le plus grand parti possible. Solvency II ne devrait pas échapper à cette règle, d'autant plus que cette réforme attache désormais une " valeur " en termes de solvabilité à trois :
1 -D'abord, la volatilité des risques pris déterminera le besoin en capital de l'assureur. Innover dans les techniques de réduction de la volatilité permettra de se démarquer du marché. L'innovation pourra toucher les outils de transferts de risques, mais aussi la construction des produits dans une logique de partage des risques avec les assurés.
2 -Ensuite, de nouveaux risques ont désormais un coût en termes de solvabilité : par exemple, le risque opérationnel, les risques de marché ou certains aspects des risques techniques. L'innovation pourra aussi se développer sur ces nouveaux risques. En particulier, la recherche de processus de gestion plus fiables et efficaces est un moyen de réduire le risque opérationnel, tout en conférant à l'assureur des avantages concurrentiels difficiles à répliquer.
3 -Enfin, Solvabilité II attribue aussi des bénéfices à l'effet de diversification entre les branches d'assurances ou, pour les groupes multinationaux, entre zones géographiques. Pourra-t-on qualifier "d'innovantes" les stratégies produits ou de croissance externe qui en découleront ? Ce n'est pas certain. Mais on peut penser que les priorités d'innovation pourront être influencées par ces considérations.
Loin d'être une réglementation "castratrice", on peut parier que les assureurs qui sauront traiter Solvabilité II comme une opportunité trouveront des solutions originales pour s'adapter à ce nouvel environnement. Laissons le mot de la fin à Charles Darwin, pour son bicentenaire : "It is not the strongest of the species that survives, nor the most intelligent that survives. It is the one that is the most adaptable to change". Michel de La Bellière, Associé - Deloitte Conseil
L'innovation en Assurance Santé : Pourquoi est-ce si nécessaire et pourtant si difficile à réaliser ?
En quoi la crise économique sera-t-elle un détonateur irrépressible ?
Nul ne dément plus aujourd'hui que la capacité à innover est un déterminant clé du développement des assureurs santé, quelle que soit leur famille d'appartenance (assureurs dits "privés" ou acteurs de l'économie sociale : I.P. ou mutuelles dites 45), même si d'aucuns peuvent regretter les vieux principes d'égalité de traitement de l'ensemble des assurés, quel que soit leur âge, leur région, leur mode de consommation de santé.
Pourquoi ce constat est-il finalement autant partagé aujourd'hui, alors qu'il y a seulement 5 ans les premières innovations comme la prévention ou la segmentation des offres étaient taxées d'hérésies contreproductives par beaucoup ?
J'y vois 3 facteurs majeurs d'explication et en tout premier lieu, comme toujours sur un marché, parce que le niveau d'attentes et de besoins des consommateurs a évolué et a fait déplacer le curseur sur la balance du marketing chère au professeur Lévy (professeur de marketing à HEC et au CNAM et co-auteur du célèbre "Mercator") d'un côté vers une exigence plus élevée en matière de bénéfices, de l'autre vers l'impérative nécessité de réduire le prix.
Depuis les années 90 ? les acteurs avaient innové, au temps béni où la cotisation moyenne était de l'ordre de 300 euros par an en individuelle et à peu près du double en collective, en montant le niveau des garanties, notamment sur les postes à fort reste à charge comme l'optique, le dentaire et la chirurgie. Les garanties à frais réels ou quasi-frais réels étaient devenues la référence tant en individuelle pour les formules haut de gamme qu'en collective . C'était à qui en donnait "toujours plus" même si le prix s'en ressentait. La santé, c'est bien connu n'a pas de prix ! C'était comme le décrit si bien Julien Lévy, le produit qui présentait le meilleur rapport qualité-prix (y compris pour le distributeur) qui se vendait le mieux.
Dès 2004, après des hausses sans précédent des cotisations, du fait des vagues successives de transferts de charges de la Sécurité Sociale sur les ménages et donc sur les complémentaires, qui n'ont eu souvent d'autre choix que de les absorber, l'élasticité au prix a commencé à atteindre des limites et les acteurs ont donc chercher à rétablir l'équilibre "qualité-prix". 2 voies se sont dessinées : --- suite de l'article sur le site du LAB en cliquant ici --- Josette GUENIAU, Consultante - JGSC - La Santé en mouvement !
LA VIE DES CLUBS : Les prochaines réunions programmées concernent :
- le Club Juridique : 29 juin
- le Club des Directeurs Marketing & Commerciaux : 30 juin 2009 puis le 10 septembre (NIORT)
- le Club Industrialisation des process : 3 septembre
- le Club e-assurance : 21 septembre
- Centre Innovation (réservé aux entreprises membres)
La dernière réunion s'est déroulée le 5 mai chez MACIFILIA à la tour Montparnasse avec pour thème "l'analyse du processus créatif d'ID MACIF" et comme intervenant son Directeur Général - Yannick SCHMITZ. La prochaine réunion est programmée le 8 septembre prochain sur "création et évolution de la GAV" par PACIFICA.
- Cycle Prospective (réservé aux entreprises membres)
La réunion du 11 juin à l'Observatoire de l'Evolution des Métiers de l'Assurance a permis d'aborder la question du périmètre de légitimité des assureurs au travers du cas de Nike présenté par DELOITTE. La prochaine réunion est programmée le 29 septembre.
La participation aux clubs est réservée aux membres du LAB, c'est-à-dire aux collaborateurs des sociétés membres, ainsi qu'aux membres individuels.
L'abonnement individuel peut constituer un premier pas à celui de l'entreprise en ouvrant l'accès aux clubs thématiques ou par fonction. Il accorde par ailleurs une réduction de 20% sur les tarifs de toutes les conférences et formations. (En savoir plus)
L'abonnement Entreprise quant à lui, ouvre les portes du Centre Innovation, du Cycle Prospective et aux réunions des groupes-projets ; par ailleurs la réduction sur les conférences et formations est portée à 50% du tarif.
Nominations
La mutuelle MICOM-PREICOM change de braquet en s'attachant l'expertise et le savoir-faire d'un des meilleurs pros des Collectives : Stéphane GAUDU, aussi golfeur émérite, prend la direction du développement de cette institution après un parcours remarqué au sein de sociétés d'assurances (Norwich Union, Athena), IP (Audiens) et courtage (ASH, GEA).
Nouvelle ambition pour la petite nîmoise, la SADA vient d'embaucher un assureur-développeur doté d'une longue expérience accumulée tant au GAN qu'à la CAMACTE : André HESS est depuis peu le nouveau Directeur Général de la compagnie basée à Nîmes.
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