Edito : La société est obnubilée aujourd'hui par la (les) crise (s) financière(s), dont les dysfonctionnements sont la source de tous les maux, paraissent être la cause de tous les désordres actuels ; la crise devient économique en affectant le monde réel et elle sera bientôt sociale. Les besoins sophistiqués (placements, gestion pour compte des banques, circuit de financement) sont concernés par cette crise, les besoins premiers, primaires, vont l'être de plus en plus (avec l'eau, l'énergie, la santé). L'essentiel de ce qui est mis à la disposition des citoyens était libre et gratuit, ou vécu comme tel : cela va devenir le centre des préoccupations (environnement naturel sain, alimentation, conditions de vie), l'enjeu politique majeur de demain. La citoyenneté de ces sujets et leur gestion politique s'imposera. Les besoins "évidents" seront redécouverts, revisités et traités différemment (se déplacer, se loger, vivre ensemble, avoir une place sociale). La dimension assurantielle est présente dans cette évolution inéluctable : la responsabilité des assureurs est engagée dans ces processus.
Le dénominateur commun de cette évolution existe, c'est la santé des personnes, bien collectif et individuel. La santé structure la vie des personnes, la vie de la société, l'équilibre des personnes comme celui de la société. La santé dépend de l'environnement, des conditions sociétales, des facteurs personnels. La santé sera le terme final de l'évolution en cours, la clé de "l'indice de développement humain nouveau" à définir, l'objet le plus important de la matière de réflexion pour l'assurance.
Le remboursement des frais de soins n'est qu'un des aspects de la prise en charge de la santé, qui va demander une approche "globalisante" ; il faut définir un concept santé beaucoup plus large. Trois catégories de prestations peuvent être dégagées : les frais de soins, les frais d'établissement (qui posent la question de la dépendance), les services aux personnes (les Services à la Personne, les "SAP", liés à la politique santé).
Dans une société qui aura des difficultés de financement qui ne pourront que s'aggraver et devenir plus aigus (avec une tendance vers les 15% du PNB, impliquant que la santé soit le poste de dépenses qui augmente le plus, plus que l'énergie notamment et devienne le premier poste des dépenses en France), les clés pour demain sont : une politique d'environnement efficace (maîtrise du climat) prenant en compte la santé, une nouvelle géographie sociale et sanitaire bouleversée par la problématique de l'énergie et de la démographie médicale, le vieillissement de la population,l'impact des nouvelles technologies de l'information dans la gestion de la santé.
On oublie que la santé capte la part la plus importante des ressources nouvelles créées par nos économies, qu'elle est le bien le plus précieux pour tous ; sa gestion et son contenu dépendent de la gestion économique et sociale, de l'évolution technologique, des nouvelles compositions familiales, des évolutions sociétales.
Parmi d'autres, les futures clés à retenir sont les suivantes :
- Le développement de l'auto surveillance (prévention, médicament) avec les NTCI.
- Les conséquences de la régression de la prise en charge par le régime obligatoire, de 78% à ... 60/65%, 50% pour certains soins, et le remplacement par des acteurs qui devront agir dans un cadre cohérent (la fin du "payeur aveugle" en suivant les décisions de la CNAM).
- La préservation de la mutualisation, menacée par la concentration de plus en plus importante des dépenses sur une fraction de la population (5% des patients "consomment" 50% des frais de santé), et par la part majoritaire des frais de soins de fin de vie, qui va devenir de plus en plus élevée dans le budget global de la santé avec le vieillissement (pour chacun, les 2 ou 3 dernières années "consomment" la majorité des frais de soins de sa vie, en moyenne).
- Le développement de la capacité, en mettant en place les moyens et les services appropriés, à pouvoir "vieillir chez soi", mode de vie plus économique que le placement en institution et façon de vivre souhaitée par les individus concernés.
- Se donner les ressources pour vivre en bonne santé et reculer l'âge de la vie sans incapacité (68 /69 ans en France en 2005), bien au-delà des 70 ans.
- Gérer la question de la dépendance qui est en pratique celle de la prise en charge des frais d'établissements médicalisés, soit un déficit moyen de 2.000€ par mois, environ un coût total de 100.000€ pour le 1/5 des personnes de plus de 80 ans qui deviendront dépendants.
Chacun sait que tout est lié dans le fonctionnement de nos sociétés; mais ce que nous vivons aujourd'hui notamment sur les plans financier et environnemental va trouver une dimension exacerbée avec la santé, la question essentielle finalement ; ce problème se trouve lui aussi "devant nous", mais encore plus caché que d'autres. Michel REVEST, Directeur Recherche et Innovations, COVEA R&D, Membre du Centre Innovation du LAB
Programme d'activités 2009 Le Comité Opérationnel du LAB, élargi aux partenaires et représentants des sociétés membres, a planché le 6 novembre dernier sur le programme 2009.
Il en ressort un certain nombre de nouveautés qui seront présentées en détail lors de leur lancement au cours de l'année prochaine.
D'ores et déjà, il est possible de préciser que, tout en maintenant et enrichissant les activités existantes, l'année 2009 sera placée sous le signe de deux axes majeurs qui constitueront le fil rouge de l'année.
Il s'agit d'une part de la Prospective . Ce thème qui a été lancé lors du Colloque du 9 septembre dernier à Roland Garros, va donner lieu à des travaux d'approfondissement tout au long de 2009. C'est donc un cycle de réflexion prospective qui va démarrer rapidement, à l'intention des entreprises membres du LAB.
D'autre part, il a été décidé de créer un nouveau domaine d'échange et de réflexion autour de la problématique d'Industrialisation de l'Assurance. Cette thématique, si elle intéresse les organisateurs et informaticiens, interpelle aussi fortement toutes les autres fonctions de l'entreprise : marketing, distribution, gestion, sinistres, RH...
Une matinée d'échanges est donc programmée le 22 janvier prochain et un nouveau Club sera lancé dans la foulée. Nous prévoyons également un module de formation sur ce sujet.
A propos de formation, de nouvelles sessions de formation seront proposées ; certaines sont d'ores et déjà programmées comme "l'approche globale en Prévoyance", et certains séminaires de formation seront remaniés. Ainsi le Marketing Performant de l'Assurance va être scindé en deux stages distincts :
- l'un plutôt en initiation : 2x2 jours + 1 jour optionnel sur le Marketing Direct
- l'autre, plus court, à destination des marketers confirmés, portera sur l'actualisation des techniques, les tendances lourdes, les phénomènes de ruptures...
Enfin divers ateliers d'une journée seront proposés afin de traiter les thèmes d'actualité en petits groupes réactifs.
Le multicanal, réalité, mirage, ou...langue de bois ? Au fil des conférences et échanges avec les acteurs du secteur, se dégage un consensus sur les vertus du Multicanal.
Ainsi, le développement de l'Internet comme canal de communication et de vente avec le client, trouverait sa légitimité dans sa complémentarité avec les réseaux physiques et renforcerait même ces derniers.
Les arguments sont nombreux et pertinents :
- transfert vers le client des tâches à faible valeur ajoutée
- concentration des réseaux sur la vente de produits margés
- réduction des coûts de distribution
- captation de prospects et fidélisation des clients
- besoin de rassurance du client auprès d'un conseiller physique
- besoin de conseil impliquant l'intervention humaine
- etc.
Si ces arguments paraissent recevables à court terme, en est-il de même dans une vision à plus long terme ?
Quel sera le comportement des futurs consommateurs (la génération Y) qui depuis toujours auront navigué sur le web pour jouer, étudier, échanger, se renseigner, acheter... ?
Sans même attendre que ces futurs consommateurs atteignent l'âge d'être client, le mode de consommation des clients actuels ne va-t-il pas évoluer fortement et rapidement - crise oblige ?
Internet, ne peut-il pas devenir une référence plus forte et un gage de confiance supérieur aux réseaux si l'on y trouve toutes les informations recherchées, les simulations, les conseils émanant tant des marques que de son entourage ?
Le multicanal intégrant le réseau physique peut-il faire le poids lorsqu'il s'appuie toujours sur des campagnes produits déconnectées du besoin du client et que le conseiller est bien en peine de connaître véritablement tous les produits qu'il doit vendre, d'autant plus que ceux-ci dépassent de plus en plus largement le cadre de son métier d'origine ?
Le coût du multicanal pourra t-il rivaliser avec le "full-web" ?
Autant de sujets de méditation qu'il paraît utile de soulever pour anticiper l'avenir Christian PARMENTIER, Associé-gérant - LAB
DEMAIN L'ASSURANCE (suite de la synthèse du Colloque Prospective du 9 septembre 2008) : la matière assurable en 2020 Plusieurs facteurs vont fortement impacter le champ de la matière assurable d'ici à 2020 :
. des facteurs environnementaux comme la raréfaction de l'énergie, les désordres provoqués par les changements climatiques
. des facteurs démographiques comme le vieillissement de la population engendrant un cycle de vie plus long
. des facteurs sociétaux comme le sentiment de vulnérabilité ressenti dans un univers incertain et l'accroissement du besoin de sécurité
. des facteurs règlementaires comme la poursuite du désengagement de l'Etat, avec des limites car dans certains domaines (la Santé), il est illusoire de compter sur une vraie ouverture au marché
Ces changements sont générateurs de nouveaux risques (conséquences des changements climatiques, vieillissement) qui représentent des marchés nouveaux mais qui posent également la question de la capacité financière et technique à les prendre en charge.
Ils sont aussi à l'origine de nouveaux comportements : en terme de transport (co-voiturage, prêt…), de santé (besoin de rester jeune), de services. La demande de services, tirée par les seniors, se faisant d'ailleurs au détriment de la protection lourde. A ce propos, on relève qu'au niveau planétaire les biens sont mieux couverts que les personnes et que si la situation va en s'améliorant dans les sociétés industrialisées, il n'en est pas de même dans le reste du monde.
Dans ce monde en mutation, les assureurs sont invités à revoir leur métier en prenant en compte différents scénarios possibles comme :
- l'augmentation massive de la matière assurable sur des risques encore non maîtrisés
- la bipolarisation du marché entre le Low Cost et la recherche de solutions de prise en charge dépassant le strict cadre de l'assurance
- la primauté à l'usage vs la propriété (se déplacer, vivre à son domicile, bien vieillir, sécuriser ses ressources..)
Selon certains experts les assureurs pourraient devenir les nouveaux régulateurs de la Société. Christian PARMENTIER, Associé-gérant - LAB
La vie des Clubs : Le Club des Directeurs Marketing & Commerciaux se réunit le 18 décembre à l'invitation de France Domicile
Le Club e-assurance se réunira le 12 janvier chez CNP Assurances pour poursuivre le thème de la dématérialisation
Le Club Développement Durable a commencé ses travaux le 4 décembre dernier
Le Club "Industrialisation de l'Assurance" sera créé dès le début de la nouvelle année. Si le thème vous parle ou concerne l'un de vos collègues, identifiez-vous pour être informé du lancement.
AVIS DES CLUBS :
A compter du 1er janvier 2009, la participation aux clubs du LAB sera exclusivement réservée aux membres.
Nominations > Après un parcours sans faute aux AGF et fraîche diplômée du CHEA, Patricia BARRERE a choisi faire bénéficier GENERALI de son dynamisme et ses compétences. Membre de Direction, elle a désormais la charge, au sein de la Direction Distribution, d'animer les réseaux. > Forte d'une brillante carrière aux AGF dans les différents domaines des assurances collectives, Renée HABOZIT (X, actuaire) pilotera maintenant les pôles technique, financier et développement d'UNIPREVOYANCE.
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l'équipe du LAB vous souhaite de BONNES FETES de FIN D'ANNEE !